english / français
  • ACTUALITÉ

MISSION AINA


Association humanitaire de la troisième génération, Aina contribue à la reconstruction et l'émergence d'une société civile dans les pays meurtris par la guerre. Pour panser les plaies invisibles de la guerre, Aina oeuvre dans les domaines de l'éducation (en priorité celles des enfants et des femmes) et de l'information. Aina favorise le développement des médias indépendants et l'expression culturelle, fondements de la démocratie.

La lettre du Président.

«Au début des années 80, le jeune photo reporter que j'étais découvrait les guerres et le monde dans ses moments les plus cruels. On ne peut rester qu'un témoin spectateur. J'ai été entraîné dans une réflexion sur les conflits, les répressions, les exodes et leurs charges de maux reconnus, les solutions aussi. Quand se taisent les canons de la guerre, l'urgence impose une reconstruction tangible. L'armée des hommes en pelle se met en marche s'attachant à ne plus laisser aucune trace des ruines. D'autres, pansent les corps qui ont souffert.
Cependant, dans le secret des dignités atteintes, il est une destruction invisible qui peut anéantir les efforts de reconstruction physique d'un pays et empêcher une nation de se relever.
Celui à qui on ne donne pas d'armes intellectuelles et culturelles retournera à son unique référence. La culture de la guerre engendre la guerre.
C'est ainsi qu'Aina a été fondée. Association humanitaire de la troisième génération, Aina oeuvre pour l'émergence de médias indépendants et pour la culture, partout où la liberté d'expression reste une valeur fragile. Elle apporte un soutien logistique, un accès à des technologies de pointe et une formation aux acteurs locaux des médias et de la culture.

Un jour, je me souviens avoir vu un écolier afghan sortir de l'école avec une petite plante dans sa main. Il l'avait arrosée avec soin. De la terre avait germé la pousse. J'ai pris une photo, je lui ai dit : «Que vas-tu faire de cette plante ?». Sa réponse est peut-être une des raisons pour laquelle j'ai fondé Aina : «Je vais en faire un arbre», m'a-t-il dit.

Aujourd'hui, Aina est semblable à cette plante. J'espère qu'elle deviendra un arbre de culture, de paix et de liberté en Afghanistan depuis 2001, au Sri Lanka en mai 2006, et demain ailleurs.»

Reza